Le Rocher blanc
À vue d’œil d’un sommet
Le Lan irradie une lumière limpide
Ce rocher calcaire sur la vallée de l’Ubaye
Sculpté comme une aiguille blanche
Se dresse devant moi
Au fil des gorges de Bachelard
Comment atteindre ce sommet par l’allée Sonnez et Montez ?
Moi, je demeure auprès de mes lavandes et tournesols
Au ras de la terre fleurie verdoyante
Sur la flamboyante herbe
Le Lan près du ciel, Le Lan près de moi !
Monter à l’aiguille où plante ne grimpe pas
Seulement un bouquetin qui de ses pas fougueux
M’amène le vent, les volutes de vent
Les étoiles du firmament
Et je lui offre mes chardons bleus des brins de genépi,
Ô sommet
Parcourir ton corps
Promener dans la vallée
Entendre le bruissement des chenilles
Où troncs épais d’arbres anciens
Et saules pleureurs
Caressent ton immobilité.
