« Le mundus imaginalis et les Formes imaginales se définissent par leur situation médiane et médiatrice entre le monde intelligible et le monde sensible. » — Henry Corbin
Collateral : Arta Seiti : L’ineffable d’un amour [im]possible (La Troisième nuit) – par Christophe Solioz
(c) Collateral revue
Joie ! Mes vifs remerciements à Christophe Solioz, philosophe et critique littéraire, à Collateral, la revue pour cette lecture sensible, au fil des images de « La Troisième Nuit », qui culmine avec « L’Œil au pavot » d’Odilon Redon et son invisible. Une lecture où se dessine, à travers l’imaginaire, une connaissance de soi.
L’ineffable laisse sans voix. Les mots manquent toujours pour dire l’absolu, le pur et le plein, mais aussi le manque. Le roman épistolaire enlevé d’Arta Seiti relève ce défi de belle façon. D’emblée, la narratrice nous accompagne dans les arcanes d’un amour [im]possible : « Dans ces pages, vous parcourrez les jardins de la mémoire. Lettres et confessions, fragments de nuits et de jours qui se répondent. Tableaux et couleurs prennent vie. Le passage du réel au fantastique, la métamorphose de l’absence en présence, de l’œil en regard, de la peinture en vie. »